Au loin, leurs troupes se rassemblaient,
Nous étions face à face, chacun de notre côté,
Les yeux fixaient devant moi, je fite le premier pas,
Celui qui sans pitié avait abattu ma famille était là,
Il y avait dans son regard tant de mépris,
Qu’à son égard, mon désir de vengeance m’envahit,
Il y avait derrière moi toutes les victimes des affreuses cruautés,
Que nous avait fait subir ces immondes démons qui approchaient,
Sortant épées, armes et ceinturons,
Priant de toutes nos forces pour obtenir le pardon,
Nous déferlions sur eux telles des vagues déchainées,
A la fois excités, effrayés mais déterminés,
De longues heures s’écoulèrent,
Les cris de douleur se dissipèrent,
Le sol était parsemé de sang,
Il ne restait que moi et mon affreux tyran,
La haine s’écoulait dans mes veines, je fonçais,
Je parvins à le mettre à terre et brandis mon épée,
Mais une colombe apparue soudain,
Se posant sur mes épaules et s’envolant au loin,
Prit d’une insondable pitié,
Je le laissais s’échapper,
Car même si ma vengeance avait été accompli,
Pour moi et ma famille, depuis longtemps, c’était finis.